Hausse de la CSG en 2026 : ce qui change vraiment pour votre épargne

Découvrez comment la hausse de la CSG impacte votre épargne

Hausse de la CSG en 2026 : ce qui change vraiment pour votre épargne

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, définitivement adoptée par l'Assemblée nationale le 16 décembre 2025, comporte une mesure qui concerne directement de nombreux épargnants : une hausse du taux de CSG de 9,2 % à 10,6 %, soit une augmentation de 1,4 point, pour certains revenus du capital. Mais attention aux idées reçues : il ne s'agit pas d'une hausse généralisée touchant tous les Français. Le point complet sur ce qui change, ce qui est épargné, et ce que vous devez anticiper.

Qu'est-ce que la CSG et pourquoi cette hausse ?

La Contribution Sociale Généralisée est un prélèvement créé en 1991 pour financer la protection sociale. Depuis janvier 2018, les revenus du capital sont soumis à 17,2 % de prélèvements sociaux, soit 9,2 % de CSG, 0,5 % de CRDS et 7,5 % de prélèvement de solidarité.

La Sécurité sociale fait face à un déficit structurel élevé, proche de 19 milliards d'euros, et à un besoin croissant de financement de la branche Autonomie, liée au vieillissement de la population, à la dépendance et au handicap. C'est dans ce contexte budgétaire contraint que le gouvernement a décidé de cibler les revenus du capital financier, en préservant les salaires et les pensions de retraite.

La loi crée ainsi la Contribution Financière pour l'Autonomie (CFA) de 1,4 %, qui s'ajoute à la CSG sur les produits d'épargne financière, afin de financer durablement la branche Autonomie et notamment le recrutement de professionnels dans les EHPAD.

Ce qui change concrètement : les taux

La CSG passe de 9,2 % à 10,6 % et les prélèvements sociaux passent de 17,2 % à 18,6 %. La flat tax s'élève désormais à 31,4 % au lieu de 30 %.

Pour illustrer l'impact concret : sur 1 000 € de dividendes, la charge sociale passe d'environ 172 € à 186 €, réduisant d'autant le rendement net.

Qui est concerné ?

Les personnes dont les revenus proviennent essentiellement de salaires, de pensions de retraite, de l'immobilier ou de l'épargne réglementée ne sont pas concernées par cette hausse. Les taux de CSG applicables aux salaires et aux pensions de retraite restent inchangés.

La hausse vise principalement les placements financiers suivants : les dividendes et distributions assimilées, les produits de placement à revenu fixe (obligations, livrets bancaires, comptes à terme), les gains réalisés dans le cadre d'un plan d'épargne en actions (PEA), les produits de l'épargne salariale (PEE, PERCO), et les gains de cession de titres soumis au régime des plus-values mobilières.

Une entrée en vigueur en deux temps

Il faut distinguer deux dates d'application selon la nature des revenus :

La hausse s'applique dès le 1er janvier 2026 pour les produits de placement (livrets bancaires, PEA, épargne salariale). Pour les revenus du patrimoine comme les locations meublées non professionnelles (LMNP) et les plus-values mobilières, l'augmentation est rétroactive et concerne les revenus perçus dès 2025.

Les placements épargnés par la hausse

C'est un point essentiel pour les épargnants : les revenus des contrats d'assurance-vie et des contrats de capitalisation restent soumis à 9,2 % de CSG, soit 17,2 % de prélèvements sociaux au total. De même, les revenus fonciers issus de la location de biens non meublés, les plus-values immobilières, ainsi que les intérêts issus des plans et comptes d'épargne logement exonérés d'impôt (PEL de moins de 12 ans ouverts avant 2018 et CEL ouverts avant 2018) ne sont pas concernés.

Les revenus fonciers de source française distribués par des SCPI bénéficient également de cette exemption.

En résumé, l'assurance-vie, les SCPI, les revenus fonciers en location nue, les plus-values immobilières, le PEL et le CEL conservent leur taux de prélèvements sociaux à 17,2 %.

L'impact sur le PER et l'épargne salariale

Le Plan d'Épargne Retraite et les dispositifs d'épargne salariale sont touchés de façon nuancée. La CSG sur les versements d'intéressement, de participation et d'abondement reste inchangée à 9,2 %. En revanche, à compter du 1er janvier 2026, la hausse de 1,4 % s'applique lors du rachat, sur les plus-values des placements financiers.

Quelle stratégie patrimoniale adopter ?

Cette réforme invite à repenser l'allocation de son épargne. Quelques pistes concrètes :

Renforcer l'assurance-vie. C'est l'un des grands gagnants de cette réforme. Puisqu'elle conserve un taux de prélèvements sociaux à 17,2 %, elle offre désormais un avantage relatif supplémentaire par rapport aux placements financiers détenus en compte-titres ordinaire.

Privilégier les SCPI via l'assurance-vie. Les parts de SCPI détenues dans un contrat d'assurance-vie bénéficient à la fois de l'exemption sur les prélèvements sociaux et de la fiscalité avantageuse de l'enveloppe.

Arbitrer entre PEA et compte-titres ordinaire. Même si le PEA est désormais soumis aux 18,6 % de prélèvements sociaux à la sortie, ses avantages fiscaux sur l'impôt sur le revenu après 5 ans de détention restent significatifs.

Raisonner net, pas brut. La hausse de la flat tax à 31,4 % impose de recalculer la rentabilité nette de ses placements. Un rendement brut de 5 % sur un compte-titres ordinaire ne génère plus le même rendement net qu'auparavant.

Le conseil du gestionnaire de patrimoine

Cette hausse de la CSG, aussi modeste qu'elle puisse paraître en valeur absolue, confirme une tendance de fond : la pression fiscale sur les revenus du capital tend à augmenter, et les enveloppes fiscales protectrices comme l'assurance-vie ou le PEA prennent une valeur stratégique croissante. C'est le moment idéal pour faire le point sur la structure de votre patrimoine et s'assurer que vos placements sont logés dans les enveloppes les plus adaptées à votre situation.

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